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l'oxydule de cuivre, ne possèdent pas la propriété de la double réfraction.
Enfin les corps qui appartiennent aux troisième, cinquième et sixième systèmes cristal-fins, dont les faces ne sontpas toutes
ordonnées de la même manière symétrique, possèdent deux axes de double réfraction ; c'est-à-dire qu'un rayon lumineux peut
les traverser dans* deux directions sans se diviser. Ces deux axes qui se croisent déterminent un plan autour duquel les faces
du cristal sont symétriquement ordonnées, et dans lequel se trouve l'axe cristallographique. Les deux axes suivant lesquels
il ne s'opère point de réfraction sont dits lignes neutres. Les deux rayons,sont réfractés extraordinairement, ce qui rend
ici la marche de la lumière assez compliquée; mais il existe dans les cristaux deux coupes qui présentent des circonstances
analogues, et permettent de mesurer les indices de réfraction des deux rayons, qui se conforment aux lois générales de la
réfraction C'est ainsi que l'angle de la strontiane carbonatée a été trouvé de 6° 36' tandis que celui du sulfate de strontiane
est de 30° ; l'angle du mica varie de 6° à 37° ; etc.
Les relations entre la forme cristalline et la double réfraction conduisent à reconnaître le type cristallin auquel appartient
une substance imparfaitement cristallisée, ou taillée en plaque et en lames, pourvu toutefois qu'elle soit assez translucide
pour permettre de déterminer la nature de ses, propriétés optiques. C'est ainsi que M. Brewster a ramené au système régulier
l'essonite qu'Haüy avait cru appartenir au prisme à base carrée. Le premier savant avait préalablement constaté que l'essonite
ne jouissait pas de la double réfraction. Dans la réfraction simple, l'intensité de celle-ci varie avec les mélanges ou la
composition ; tandis que la constitution chimique n'a aucune influence dans la double réfraction. M. Biot a parfaitement rendu
cette différence, en disant que les phénomènes de réfraction simple sont d'intégrale, et ceux de double réfraction des effets
différentiels. Voy., pour plus de détails, le mot POLARISATION.
REGENT,m. Nom du plus gros diamant de la couronne de France. Il pèse 136 karats, et a 0 m. 02 d'épaisseur, sur 0 m. 029 et
0m. 031 de diamètre. Il est taillé en brillant, et est remarquable par sa perfection. Il provient de la mine de Pastéal, en
Golconde, et tire son nom du régent, le duc d'Orléans, qui l'acheta 2,230,000 livres, il est estimé le double.
REGISTRE ( Metall. ), m. Obturateur qui donne à la cheminée ou à son rampant une section plus ou moins grande, et sert ainsi
de régulateur au tirage des fourneaux.
RÉGULATEUR DE SOUFFLET (Métall.), m.
Réservoir d'air, caisse ou chambre dans laquelle se condense l'air qui sort des soufflets avant d'être lancé dans le porte-vent.
REGULE ( Métall.), m. Métal épuré à l'aide de la fusion.
REINMANITE (Miner.), f. Nom donné par les minéralogistes allemands à l'alla-phane, en l'honneur de M, Reinmann, qui, avec
M. Rœpert, a trouvé cette substance, en 1815, à Saalfield, en Thuringe.
REJET ( Exploit. ), m. Position de couches dont une faille a dérangé le plan de stratification, de manière qu'une partie de
la formation est plus élevée d'un côté de la faille que de l'autre.;
REMBLAIS (Exploit.), m. Voy. EXPLOITATION PAR REMBLAIS.
RENARD ( Métall. ), m. Fonte affinée dans le creuset d'un fourneau, ou formée en loupe dans celui d'une affinerie.
RENARDE , m. Nom donné par les parfu meurs au succin de couleur noirâtre.
RENARDIERE (Métall.), f. Feu d'affinerie où s'affine le métal.
RENFLEMENT (Exploit. ), m. Accident d'une couche dont le toit et le mur s'éloignent en s'écartant de, leur parallélisme ordinaire,
quelquefois brusquement ; dans ce dernier cas, c'est le signe précurseur d'un prochain étranglement.
RENULITE (Paléont.), f. Genre fossile de crustacés appartenant aux terrains supercrétacés.
REPARTONS ( Exploit. ), m. Terme des ouvriers des ardoisières de Charleville, par lequel ils désignent les feuillets épais
taillés d'un bloc nommé faix.
REPERCEE (Exploit.), t. Galerie qui revient sur une couche déjà traversée par le puits, ou qui traverse un crain pour rejoindre
la couche par le mur.
REPTILES FOSSILES (Paléont.), m. On en connaît huit genres, qui forment vingt-trois espèces, savoir : six tortues, six crocodiles,
quatre ichthyosaurus, trois ptérodactyles, un pleslosaurus, une grenouille, un mosasaurus, et une salamandre.
RESINES FOSSILES ( Miner. ), f. Les résines fossiles présentent deux classes, qui n'ont do commun que quelques caractères
extérieurs: c'est le mellite et les résines proprement dites.
Le MELLITE est un mellate d'alumine hydraté; ce qui le distingue de suite des autres résines, qui sont des composés de carbone,
d'hy-drogène et d'oxygène à la manière des bitumes; il est d'un brun jaunâtre, transparent ou translucide; son éclat est résineux;
sa cassure est conchoïde; il raye le gypse, et se laisse ravir par le carbonate de chaux ; sa densité est de 1.897; exposé
a l'action d'un charbon ardent, il blanchit et perd de sa transparence, et par un feu prolongé il tombe en poussière, sans
répandre ni flamme ni odeur; il donne avec l'acide nitrique une solution qui précipite par l'ammoniaque. Le mellite est ordinairement
en octaèdre à base carrée, dérivant d'un prisme dont le rapport est : ; 2:3 ; sa composition est, suivant
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